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Bienvenue dans le catalogue des collections du musée du Domaine départemental de Sceaux

Le musée abrite un fonds ancien issu en partie du musée Carnavalet, enrichi de prestigieuses acquisitions et de donations importantes. Peintures, sculptures, dessins, estampes, pièces de mobilier, manuscrits, livres, photographies, cartes, affiches ou céramiques illustrent la richesse et l’évolution du patrimoine historique, artistique et paysager de l’Île-de-France, du domaine de Sceaux et de ses propriétaires. Ses collections trouvent un écrin de choix dans les différents édifices du domaine.

Acquisitions récentes

François de Troy : étude pour un portrait en pied du duc du Maine

 
Portraitiste attitré de la cour de Sceaux, François de Troy eut à plusieurs reprises l’occasion de saisir les traits de Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine. Il réalisa le portrait officiel du prince en grand-maître de l’Artillerie de France (1715, inv. 95.12.1) et le grand tableau du Festin de Didon et Enée (v. 1702, inv. 2008.2.1), où le duc du Maine paraît sous la figure du héros troyen. Ce dessin à la sanguine, acquis en 2021, est l’étude préparatoire d’un autre grand portrait en pied, peint en 1692, dans lequel le prince paraît sur un fond de batailles. Ce portrait, autrefois conservé à Dresde et probablement détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, est aujourd’hui connu par des copies, dont l’une, réduite au buste, est déposée à Sceaux (Dépôt E 2258), et de splendides estampes composées par l’excellent graveur Pierre Drevet (inv. 00.G.93.65.1). Il s’ajoute désormais aux œuvres de cet artiste que le musée possède déjà et apporte un éclairage supplémentaire sur l’iconographie du duc du Maine, qui vécut à Sceaux entre 1700 et 1736.

Le Retour en barque du château de Saint-Cloud au château de Neuilly du roi Louis-Philippe entouré de sa famille

Ce grand tableau, composé vers 1840 par Joachim Issarti, un artiste dont on ne connaît rien de la vie et de la carrière, représente le roi des Français Louis-Philippe et sa famille sur une embarcation les menant de Saint-Cloud à Neuilly. Issarti envoya cette scène au clair de lune, romantique à souhait, au Salon des Artistes français, qui se tint au Louvre en 1844. Le sujet du tableau (le portrait collectif de la famille royale voguant sur la Seine) et sa provenance (issu des collections des Orléans) constituent un intérêt majeur pour le musée du Domaine départemental de Sceaux, qui consacre une salle de son parcours permanent au château de Neuilly, l’une des demeures les plus appréciées de la famille royale jusqu’à la chute de la Monarchie de Juillet en 1848. Le tableau d’Issarti fait par ailleurs écho à celui peint en 1822 par Adolphe-Joseph-Gabriel Roehn, Louis-Philippe et la famille royale en barque à Neuilly, qui appartient au fonds ancien du musée de Sceaux (Inv. 37.10.4).

Restaurations en cours

Les Quatre Saisons de la Manufacture Samson

Le musée a acquis en 2020 quatre faïences de grande taille - deux bustes et deux gaines - de la manufacture Samson de Montreuil-sous-Bois pour compléter sa suite des Quatre Saisons (vers 1880). Avant leur installation en salle, ces œuvres ont nécessité une semaine de restauration. Outre le nettoyage minutieux des surfaces qui étaient encrassées, il a fallu consolider les parties anciennement cassées et les fêles de cuisson, puis combler certains éclats de l’émail. Les défauts de fabrication, liés notamment à la difficile cuisson des faïences de cette envergure, ont en revanche été conservés car ils sont constitutifs de l’œuvre. Après la restauration, un soclage sur mesure a permis d’assurer la stabilité et la sécurité de la présentation en salles de ces ensembles monumentaux.

Les groupes de cervidés de Georges Gardet

En lien avec l’achèvement des travaux de réfection des perrés du Grand Canal et du Bassin de l’Octogone, au bord duquel ils sont installés, les deux bronzes monumentaux de Georges Gardet (1863-1939), Cerf, biche et faon courant (inv. 37.29.25) et Cerf, biche et faon au repos (inv. 37.29.26) ont été nettoyés. Leurs socles en pierre calcaire présentaient de larges coulures vertes dues aux oxydes de cuivre se déposant depuis les bronzes qu’ils soutiennent lorsque ceux-ci sont lessivés par la pluie. Ces marques ont été atténuées et les socles débarrassés de leurs nombreux lichens et autres mousses. Les cervidés en bronze ont pour leur part été nettoyés et leur patine légèrement reprise par endroits afin d’assurer la bonne conservation et l’esthétisme de ces animaux monumentaux.

Prêts